Ca y est, le jour J est arrivé... Même en s'y préparant depuis presque 2 ans, ce n'est pas facile de quitter la France. D'un coup, toute l'excitation et l'empressement qui pouvaient exister en s'imaginant partir au bout du monde se transforment en appréhension et réflexion. Finalement, ce n'était pas s'y mal de toucher le chômage et d'occuper son temps entre petits travaux et barbecue ? Mais bon, pas le choix, on l'avait rêvé, cela serait dommage de tout annuler.
La première chose est de choisir la compagnie aérienne qui permettra de partir à un prix acceptable dans des bonnes conditions. Finalement, prendre le billet juste avant l'embarquement ne nous a pas réservé de mauvaises surprises et le départ a été fixé 7 jours plus tard. 7 jours pour dire un dernier au revoir rapide au maximum de gens et pour réussir à loger sa vie dans 27 kg de bagages (finalement largement négociables avec la compagnie).
Après quelques heures de tri et de
repassage
intensif pour limiter au maximum la taille des habits, il est
intéressant de constater que toutes ces heures passées à Tetris
n'auront pas été vaines... faire décoller la fusée à l'époque se paye
aujourd'hui! Le choix est fait, on emmène pratiquement exclusivement
que des habits, les bouquins sont limités aux guides touristiques et
les objets personnels pratiquement absents (les essentiels pour ceux
qui se reconnaîtront, un décapsuleur peut toujours servir, une boussole
pour le bush, Toad pour le côté Amélie Poulain et des photos de
biologistes roux).
Malheureusement, l'optimisation des bagages pour prendre l'avion n'est pas idéale ni pour les 106/train/métro/RER ni pour les vieux immeubles parisiens sans ascenseurs (merci aux gros bras)...
Autant dire la vérité, 23 heures d'avion (12 heures pour aller à Singapour, 3 heures d'escale et 8 heures pour Melbourne) ce n'est pas long. C'est très, très, très long (surtout après avoir imaginé que choisir son siège au fond de l'avion à côté des toilettes serait plus tranquille pour dormir). Et pourtant, le pilote semble prendre la route la plus directe (passer entre Kabul et Kandahar, moi j'aurais proposé de rajouter une demie heure pour faire un petit détour). Que cela ne soit pas une raison pour ne pas venir! Je suis sûr que c'est juste le prix à payer pour avoir le droit de profiter de l'Australie! Au moins, ce long trajet me permettra d'écrire ces news en temps réel, entre deux plateaux repas.
La petite escale à Singapour révèle un bon climat chaud, humide et oppressant qui ne donne aucune envie de s'arrêter plus longtemps (peut être dû à la période) alors qu'il paraît que c'est super à visiter. Par contre, il faut quand même reconnaître les points positifs du voyage pour ne pas entièrement dégouter ceux qui veulent venir, il y a un super jardin aux papillons dans l'aéroport, petit mais magnifique. Cela change des magasins alcool / parfums / tabac (à noter plusieurs smoking area dans l'aéroport, 24h sans fumer ne sera pas accepté comme argument pour ne pas venir).
De Singapour, il ne restera plus qu'à traverser l'Océan Indien en regardant les derniers films sous-titrés français disponibles et vous serez à destination. Et de mon côté, c'est à ce moment que le stress commence à monter.
Le fait de voir sur le flight path
apparaître petit à petit l'Australie...
Pourquoi cette île qui est toujours en bas à droite d'une carte se retrouve désormais en plein centre ? Et c'est où Bordeaux?
La première vue de l'avion (côte Nord-Ouest) est exactement comme on peut l'imaginer: une grande plage de sable sous de l'eau turquoise, peu de végétations, des rivières asséchées au milieu d'étendues de terre orange.
Ca y est.
C'est l'Australie.
C'est parti!